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Hommage à Patrice Gélard.

25 Juin Hommage à Patrice Gélard.

Patrice Gélard vient de nous quitter à l’âge de 81 ans. Eminent professeur de droit constitutionnel, russophone reconnu internationalement pour ses travaux sur le droit de l’URSS et de la Russie, il aura été pendant dix ans doyen de la Faculté des Affaires internationales du Havre.

Il m’avait accueilli chaleureusement en 1990, quand j’avais été nommé professeur au Havre après mon succès à l’agrégation de droit public. Le courant était immédiatement passé entre nous, et il m’avait rapidement demandé de prendre sa succession dans les diverses responsabilités universitaires qu’il avait assumées, et qu’il avait contribué à créer. C’est ainsi que je suis devenu, juste après lui, doyen de la Faculté des Affaires internationales de 1995 à 2000, directeur du GREDFIC, laboratoire de recherche en droit, de 2000 à 2011, et directeur de l’Ecole doctorale Droit Normandie (regroupant Caen, Rouen et Le Havre) de 2003 à 2007.

De façon plus insolite, il était aussi parvenu à me faire monter sur les planches. Peintre doué et homme de culture, il avait réussi à me convaincre de jouer à ses côtés dans une courte pièce de théâtre qu’il avait écrite, et dont l’unique représentation fut donnée au début des années 1990 devant un public d’étudiants enthousiastes.
Universitaire renommé, Patrice Gélard était aussi un homme politique engagé. Membre actif du RPR puis de l’UMP, il a été successivement conseiller général, adjoint au Maire du Havre, Maire de Sainte-Adresse, et sénateur de la Seine-Maritime pendant près de vingt ans.

Homme très chaleureux et ouvert d’esprit, il ne m’a jamais reproché mes choix politiques, qui étaient différents des siens. Pour lui, l’amitié et le respect d’autrui passaient avant toute autre chose. C’est lui qui a obtenu du Président Chirac qu’il me remette – sur son contingent personnel et non au titre de l’Education nationale – les insignes de chevalier dans l’Ordre national du Mérite, pour récompenser l’action que j’avais menée en 2006 pour combattre le blocage de l’Université du Havre.

Quand j’ai été élu député européen du Front National en 2014, en tant que tête de liste dans la circonscription Ouest, il m’a chaudement félicité. Je me souviens des mots qu’il avait employés : “te voilà député breton ; sois à la hauteur de la tâche !”

Au début de cette année, le sachant très affaibli, des collègues de l’Université du Havre avaient pris l’heureuse initiative de donner son nom à l’une des salles dans lesquelles il avait beaucoup travaillé. Il aura pu voir ainsi à quel point le souvenir de son action et de ses qualités humaines était resté vivace.

Homme exceptionnellement cultivé, énergique et chaleureux, Patrice Gélard a marqué durablement l’histoire de l’Université et de l’agglomération du Havre. Personnellement, son exemple continuera à m’inspirer jusqu’à mon dernier souffle. Avec beaucoup d’émotion, je présente à sa famille mes plus sincères condoléances.

Les propos tenus sur ce site n'engagent que leur auteur et non pas le Parlement européen.