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Une partie de l’enseignement supérieur stigmatise le FN !

14 Déc Une partie de l’enseignement supérieur stigmatise le FN !

Communiqué de presse de Gilles Lebreton, député français au Parlement européen :

Entre les deux tours des élections régionales, une partie des responsables de l’enseignement supérieur français a participé, ès qualités, à l’hystérie médiatique anti-FN. On peut s’en étonner, quand on sait que ces prises de position violent le principe de neutralité politique qui s’impose à leurs établissements, comme à tout service public, et quand on mesure le degré d’inexactitude des arguments sur lesquels elles reposent, en complet décalage avec “l’objectivité” requise de l’activité universitaire.

Dans une déclaration commune du 9 décembre, les cinq présidents d’université de la région Alsace-Champagne-Ardennes-Lorraine ont ainsi appelé à voter contre le FN pour défendre “les valeurs qui fondent l’université, celles de la tolérance, de l’ouverture à l’étranger, du respect des différences”. Reprenons ces trois griefs pour en démontrer l’inanité.

D’abord la tolérance. Le FN la respecte. Contrairement à Manuel Valls et au PS, il ne cherche pas à stigmatiser systématiquement ses adversaires politiques mais privilégie le combat d’idées, programme contre programme, comme il est normal en démocratie. La phrase du Premier ministre, “je revendique la stigmatisation de Marine Le Pen”, est choquante parce qu’elle est profondément antirépublicaine. C’est elle qu’il aurait fallu dénoncer au nom du combat contre l’intolérance, si tant est que ce soit bien là le rôle d’un président d’université.

Ensuite l’ouverture à l’étranger. Le FN veut certes que la France récupère le contrôle de ses frontières, contre l’accord de Schengen. Mais cela ne signifie évidemment pas qu’il veut supprimer tout rapport avec l’Etranger. Le FN estime au contraire que chaque nation est respectable, et qu’elle a le droit d’exercer sa souveraineté sur son propre territoire. Il souhaite en outre que la France développe des échanges de toute nature, notamment économiques et culturels, avec les autres Etats. Cela implique notamment que des étudiants étrangers pourront continuer à être accueillis dans les universités françaises. C’est contre l’immigration de peuplement que le FN se bat, et non contre l’accueil temporaire d’étudiants désireux de se former en France dans l’intérêt de leur pays.

Enfin le respect des différences. En filigrane, ce dernier grief désigne les supposés racisme et islamophobie du FN. C’est oublier délibérément que le FN condamne le racisme et n’hésite pas à exclure de ses rangs, avec plus de fermeté que certains autres partis politiques, ceux de ses militants qui y cèdent. Quant à l’islamophobie, le FN la condamne elle aussi. Pour s’en convaincre, il suffit d’écouter Marine Le Pen qui ne manque pas de rappeler régulièrement la différence qui existe entre les musulmans de France qui pratiquent leur religion dans le cadre des lois françaises, et qu’il faut respecter, et les islamistes fondamentalistes qu’il faut combattre. En tant que professeur de libertés publiques, décoré trois fois par la République pour mon travail au sein des universités françaises, je n’aurais d’ailleurs jamais rejoint le RBM en 2011 puis le FN en 2014 si ces mouvements avaient été réellement racistes et islamophobes.

En définitive, il est désolant que ces cinq présidents d’université aient contribué à tromper l’opinion publique en contradiction avec les missions dévolues à l’enseignement supérieur.

Les propos tenus sur ce site n'engagent que leur auteur et non pas le Parlement européen.