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Coronavirus : la filière laitière fragilisée.

Agriculture : la fausse stupéfaction du socialiste Éric ANDRIEU

03 Avr Coronavirus : la filière laitière fragilisée.

Alors que la plupart d’entre nous est confinée, les agriculteurs continuent de nous nourrir, en dépit des risques. Cette abnégation force le respect, mais ne doit pas nous faire oublier la difficulté dans laquelle se trouvent certaines filières, au premier rang desquelles la production laitière.

Pour les éleveurs laitiers, les difficultés liées à la crise sanitaire aggravent celles déjà préexistantes. Aux revenus extrêmement faibles s’ajoutent des problèmes nouveaux : fermeture de débouchés, arrêt de certains circuits de collecte, manque de main d’œuvre… Plusieurs laiteries ont d’ores et déjà annoncé des baisses des prix payés aux producteurs de plusieurs dizaines d’euros (-20€/1000Litres pour les coopérateurs de Sodiaal), ce qui ne manquera pas d’aggraver l’état des trésoreries des exploitations.

Si la baisse de production devient aujourd’hui une nécessité malheureuse, elle ne devra pas se traduire par une perte nette de revenus pour les producteurs. En commission de l’Agriculture du Parlement européen, je me bats pour que la catastrophe annoncée ne se produise pas, car les solutions existent bien. La règlementation du prix du lait, la réduction des importations, l’aide au stockage sont autant de moyens de parvenir sans trop de dégâts à une réduction des volumes disponibles sur le marché. La Commission européenne doit également valider au plus vite les plans de soutiens proposés à l’échelle nationale, comme, en ce moment, celui préparé en France par le CNIEL, l’interprofession laitière. Des dérogations au droit européen de la concurrence doivent être proposées afin de permettre aux États membres d’assurer au mieux l’approvisionnement alimentaire de leurs citoyens, mais aussi d’aider les différents maillons de la chaîne alimentaire en cas de difficulté.

Si l’Union européenne n’est pas – une fois de plus – capable de se montrer à la hauteur de ces attentes, il appartiendra à notre gouvernement de prendre ses responsabilités. Nous exigeons des décisions politiques rapides et courageuses, car elles sont les seules à pouvoir assurer une issue soutenable à cette crise. Quant à nous, citoyens, témoignons notre solidarité envers la filière en consommant les bons produits laitiers de nos régions !

Les propos tenus sur ce site n'engagent que leur auteur et non pas le Parlement européen.