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Le volontarisme rassurant mais insuffisant du commissaire à l’agriculture.

Agriculture : la fausse stupéfaction du socialiste Éric ANDRIEU

16 Avr Le volontarisme rassurant mais insuffisant du commissaire à l’agriculture.

Lors d’une réunion au Parlement européen le 15 avril, le commissaire européen à l’agriculture, le Polonais Janusz Wojciechowski, a été questionné par les eurodéputés sur les mesures que la Commission comptait mettre en place pour contrer les effets de la crise sanitaire du Coronavirus sur le secteur agricole.

 

Le volontarisme affiché par le commissaire pour soutenir nos agriculteurs est rassurant. Des mesures utiles ont d’ores et déjà été annoncées, parmi lesquelles les avances sur les paiements directs et l’autorisation des soutiens financiers des États. Il a également consenti à la mise en place d’un dispositif que je préconise depuis le début de cette crise : les aides au stockage des produits laitiers pour en stabiliser les prix. Je surveillerai avec beaucoup d’attention la mise en place de ces premières mesures.

 

Beaucoup plus préoccupante a été la réponse aux demandes d’intervention sur les marchés. Le commissaire s’est contenté de rappeler que le budget de la PAC était restreint et qu’en l’état actuel des choses « nous n’avons pas de fonds supplémentaires nous permettant d’intervenir sur les marchés ».  Brider ainsi nos capacités de réaction seraient une erreur grave et court-termiste, dictée par le néolibéralisme en place. Le déblocage de crédits, permis par l’abandon de la discipline budgétaire de l’UE doit servir avant tout à aider les secteurs prioritaires qui en ont le plus besoin et leur assurer un avenir à moyen et long terme.

 

Si je n’ai malheureusement pas eu la possibilité de m’exprimer face au commissaire, mes collègues du groupe Identité et Démocratie ont défendu notre position commune : la nécessité d’une intervention claire et rapide sur les marchés agricoles. Tous les moyens à notre disposition doivent urgemment être envisagés, indépendamment de considérations techniques budgétaires : le stockage de tous les produits, les primes à la réduction de production, les aides à la distillation, la mise en place du fonds de crise agricole, la restriction des importations… etc. J’ai déposé plusieurs demandes écrites en ce sens et je continuerai à le faire jusqu’à ce que l’on parvienne à une solution satisfaisante, propre à atténuer les effets catastrophiques de cette crise !

Les propos tenus sur ce site n'engagent que leur auteur et non pas le Parlement européen.