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L’incohérence de la stratégie “De la ferme à la fourchette”

Agriculture : la fausse stupéfaction du socialiste Éric ANDRIEU

25 Mai L’incohérence de la stratégie “De la ferme à la fourchette”

En pleine crise agricole, la Commission européenne a présenté le 20 mai sa nouvelle stratégie “De la ferme à la fourchette”. Fondé directement sur les préconisations du Pacte vert européen, ce programme énonce une série d’objectifs aussi ambitieux qu’irréalistes, comme la diminution de 50% de l’utilisation des pesticides d’ici 10 ans ou l’augmentation de 8 à 30% des surfaces d’agriculture biologique d’ici 2030.

Certes, l’idée de promouvoir une alimentation de qualité, qui se manifeste par exemple par la généralisation annoncée de l’étiquetage d’origine, doit être approuvée. Elle correspond d’ailleurs à ce que le RN préconise depuis longtemps. De même, la volonté de réformer la réserve agricole de crise va dans le bon sens, car la crise actuelle a démontré qu’en son état actuel cette réserve prélevée sur le fonds des paiements directs ne sert à rien.

Mais force est de constater qu’il n’y a aucune cohérence entre ces belles annonces et la triste réalité. L’Union européenne continue en effet à multiplier les accords de libre-échange qui tuent notre agriculture en important de la viande et des produits agricoles à bas coût et de piètre qualité. C’est ainsi que l’accord avec le Mexique, qui va faire entrer dans l’Union 20 000 tonnes de bœuf par an, a été finalisé le 28 avril, en pleine crise du coronavirus !

Dans ce contexte, le programme “De la ferme à la fourchette” risque de handicaper encore davantage l’agriculture française et européenne en lui imposant de nouvelles contraintes, non compensées financièrement, dont l’agriculture extra-européenne sera dispensée. Par cynisme ou par incompétence, l’Union européenne s’apprête ainsi à aggraver la situation, déjà peu enviable, de nos agriculteurs.

Les propos tenus sur ce site n'engagent que leur auteur et non pas le Parlement européen.