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Réforme de la PAC : les négociations à l’arrêt !

Agriculture : la fausse stupéfaction du socialiste Éric ANDRIEU

28 Mai Réforme de la PAC : les négociations à l’arrêt !

La réforme de la Politique Agricole Commune (PAC) est pour l’instant dans l’impasse. Du 25 au 28 mai se déroulait à Bruxelles le dernier cycle de négociations entre les deux colégislateurs de l’UE : le Parlement (composé d’eurodéputés) et le Conseil (constitué par les ministres de l’Agriculture des 27 Etats membres). Deux points de crispation les ont particulièrement divisés.

Le premier consistait pour le Parlement à proposer des outils dits de « redistribution », comme le plafonnement financier des aides à 100 000 euros, afin de privilégier les petites exploitations agricoles dans l’attribution des crédits de la PAC. Refusant ce nouveau système jugé trop contraignant, le Conseil s’est efforcé de le vider de sa substance en proposant de le remplacer par un objectif d’équité beaucoup plus vague, qui devrait laisser la part belle aux grandes exploitations.

Le deuxième portait sur la question des « éco-régimes », système permettant de rémunérer les actions volontaires des agriculteurs en faveur de l’environnement. Là encore les deux institutions ont échoué à trouver un accord, le Parlement refusant de façon excessivement rigide d’accorder aux États et aux agriculteurs une période de transition pour leur laisser le temps de s’adapter aux exigences financières liées à ce nouveau mécanisme.

Le blocage qui en a résulté est regrettable car il est un mauvais signe envoyé à nos agriculteurs, pour qui cette réforme est lourde d’incertitudes juridiques. Pour autant, rien n’est perdu car les négociations devraient reprendre rapidement dès le mois de juin.

Comme rapporteur du règlement sur les Plans stratégiques nationaux de la PAC pour le groupe Identité et Démocratie, je défends une position pragmatique et constructive. Elle consiste d’un côté à faire confiance aux agriculteurs pour mettre en place les nouvelles exigences de cette réforme, notamment environnementales, sans les accabler de bureaucratie ; de l’autre, à leur garantir un revenu suffisant, notamment par le soutien aux mesures de contrôle des marchés ou de gestion des risques.

Je ferai tout mon possible, au sein de l’équipe de négociation du Parlement, pour que nous puissions parvenir rapidement à un accord raisonnable, dans l’intérêt de nos agriculteurs !

Les propos tenus sur ce site n'engagent que leur auteur et non pas le Parlement européen.